On devrait faire comme les fleurs.

Hier soir, en m’installant devant mon journal créatif, j’ai été attirée par la silhouette d’une jeune femme que j’avais découpée quelques jours plus tôt.

Je l’avais trouvée sur la couverture d’un de mes magazines de développement personnel. Elle était en haut d’une montagne face au soleil, les bras grand ouverts.
 
Hier soir, je n’avais pas de thème précis à aborder dans mon journal, pas de besoin particulier, pas d’émotion à coucher sur le papier ni de remerciement à formuler .

J’étais donc très curieuse de découvrir pourquoi je choisissais cette image pour commencer ma page.
 
Je l’ai regardé quelques minutes et j’ai eu l’idée de lui faire une jupe un peu plus colorée. Mon regard s’est porté sur une publicité de parfum et j’ai déchiré en petits morceaux les fleurs qui s’y trouvaient. J’avais maintenant une jolie jeune femme de dos avec une jupe fleurie.
 
Je ne savais toujours pas où ma créativité allait m’amener.
 
C’est alors que trois mots me sautèrent aux yeux : “Love my rose”. Présents sur la publicité, ces mots m’ont connectée à un souvenir très lointain.
 
C’était le jour de mon anniversaire. Je fêtais mes 21 ans. J’habitais en Autriche, loin de ma famille, mais entourée d’amis étudiants venant de toute l’Europe. Marie, une française, m’avait fait la surprise d’une jolie carte représentant des roses rouges. C’était il y a plus de 15 ans…
 
Je ne sais pas si j’ai gardé cette carte, il faudra que je regarde dans mes cartons. Je ne me souviens plus de ce qu’elle avait écrit exactement, mais ce dont je suis certaine, c’est qu’elle parlait de fleurs et d’épanouissement.
 
Je compris alors ce que représentait ma jeune fille ainsi vêtue : une fleur. Une fleur qui s’ouvre à la vie. Une fleur qui fait ce pourquoi elle existe : apporter de la beauté au monde, offrir sa couleur et son parfum à ceux qui passeront dans le jardin et à ceux qui choisiront de la cueillir.
 
Les fleurs ont cette chance de ne pas se poser de questions. Elles ne se comparent pas aux autres fleurs. La rose ne tente pas de devenir une tulipe, le muguet ne cherche pas à ressembler à une orchidée. Les fleurs sont vraies, authentiques. Chacune est appréciée pour sa qualité propre que ce soit pour embellir un jardin, former un bouquet ou devenir une tisane.
 
On devrait toutes faire comme les fleurs : Être nous-même, ne pas tenter de ressembler à quelqu’un d’autre. En nous comparant aux autres, nous passons à côté de l’essentiel : NOUS.
 
Que ce soit dans notre sphère privée ou professionnelle, c’est ce que nous sommes qui crée le lien avec les autres. Tout comme la rose est unique pour le petit prince, nous sommes uniques aux yeux de nos proches ou de nos clients.
 
Dans les moments de doute, le réflexe de comparaison prend le dessus sur notre foi en nous et en nos compétences. Il n’est plus si évident de faire confiance à la Vie même si elle nous donne, comme aux fleurs, tout ce dont nous avons besoin pour apporter au monde de la beauté, de la couleur, de l’authenticité.
 
Dans ces instants de questionnement, je prends le temps de relire tous les messages qui m’ont été adressé depuis le début de mon aventure entreprenariale. Ces quelques mots écrits en réponse à un article, à un mail ou à un message sur les réseaux sociaux me confirment que je suis à ma place, que j’ai trouvé ce que je veux donner au monde.
 
Et toi, comment dépasses-tu tes moments de doute ?
 
Bien à toi,