3 peurs que j’ai osé dépasser depuis que je suis entrepreneuse

As-tu déjà entendu dire que l’entrepreneuriat était une “thérapie accélérée” ? 

Dit comme ça, ça fait un peu (voir carrément) peur (surtout quand on ne s’est pas encore lancé…). Pourtant, je dois constater qu’objectivement, depuis que je suis passée en mode entrepreneuse, je me pose cent fois plus de questions. Qu’est-ce que je veux vraiment pour moi ? Quelle organisation me correspond le plus ? Comment garder ma motivation ?… Bref, tout un tas de questions que je ne me posais absolument pas quand j’étais salariée.

En 2017, assistante dans les ressources humaines, même si je ne m’épanouissais plus à mon poste, j’étais encore dans ma zone de confort. J’avais la maîtrise de tâches techniques. J’étais considérée comme une référence. Je n’étais plus heureuse mais j’étais plutôt tranquille.

Mais voilà, j’ai décidé de me donner le droit de travailler avec mon coeur et de vivre de ma passion. Et pour cela, je suis obligée de ne plus me contenter de mes acquis. Je me dois de faire un pas, puis deux, puis trois pour élargir cette zone de facilité. Et il faut que je t’avoue aujourd’hui quelque chose : c’est quand je décide d’affronter mes peurs que mon projet avance le plus.

La peur du regard des autres

Même si début 2000, j’ai plusieurs fois eu l’occasion de “monter sur scène” avec un groupe de musique, je n’ai jamais été spécialement à l’aise avec mon image. J’évitais d’être sur les photos et quand je n’avais pas le choix, je m’arrangeais pour être derrière afin que seule ma tête soit visible 😅.

Et puis pour mes 35 ans, je me suis offert une séance avec une photographe qui par la suite est devenue une amie. À l’époque je scrappais. J’avais envie d’avoir des belles photos pour le blog que j’avais commencé. Ainsi que pour les pages de scrap que je présentais suite aux appels des magazines. 

Ma peur disparaît sous le regard bienveillant de la photographe

Même si je n’étais pas à l’aise au début de la séance, Mélanie a su me mettre à l’aise. J’y ai même pris du plaisir et j’étais plutôt fière du résultat. C’est donc sans difficulté que j’ai utilisé ces clichés comme photo de profil sur les réseaux sociaux. C’était en 2014.

En 2018, au cours d’un accompagnement, j’expliquais à une animatrice d’ateliers l’importance de mettre une photo d’elle sur sa page d’accueil. Au moins une photo. Elle avait bien une photo d’elle sur un salon, mais elle trouvait que cette photo ne la mettait pas vraiment en valeur. Elle n’était pas non plus à l’aise avec l’idée de faire un selfie grâce à son smartphone.

Une fois l’entretien fini je me suis regardée dans le miroir de ma salle à manger et je me suis dit : 

“Comment peux-tu lui dire de mettre une photo d’elle alors que toi, tu utilises de jolies photos de toi qui ont quatre ans et qui ne sont plus d’actualité !” (Ma silhouette ayant entre temps quelque peu changé).  

J’ai donc décidé de m’offrir une nouvelle séance avec mon amie Mélanie. C’est un petit investissement mais quel plaisir que d’avoir de belles photos de soi sur son site internet et sur ses réseaux sociaux !

Pour cela, comme quatre ans auparavant, je me suis organisée pour aller chez le coiffeur quelques jours avant la séance. Le jour J, j’ai choisi l’option maquillage. Autant mettre toutes les  chances de mon côté pour être fière du résultat !

Mon premier Facebook Live

Pour tenter d’en finir une bonne fois pour toute avec la peur du regard des autres, j’ai même franchi le pas des Facebook Live. 

Pour cette première fois, je m’étais bien préparée  : choix d’un sujet que je maîtrisais bien, plan détaillé, pièce lumineuse et micro-cravate. 

Sauf que voilà, quelques jours avant ce live, je me suis réveillée avec une conjonctivite. De quoi me rajouter un stress supplémentaire… Mais finalement cet imprévu de dernière minute m’a permis de comprendre un point essentiel : Ce qui compte plus que notre apparence lors d’un live, c’est l’énergie que l’on dégage et le message que l’on souhaite faire passer. 

La peur de demander quelque chose

Quand tu te lances dans l’entrepreneuriat, souvent tu n’es pas très connue.  Tu as peut-être la chance, comme moi, d’avoir un début de réseau, mais si tu veux te faire connaître ou avoir des opportunités, il faut te bouger !

Tout ce que tu as toujours voulu se trouve de l’autre côté de la peur.

Le premier mail de demande que j’ai envoyé c’était à Stéphanie de Créer etc. Je souhaitais l’interviewer pour ma page facebook, mais je ne savais pas trop comment m’y prendre. J’avais très envie d’en apprendre plus sur elle, sur son parcours entrepreneurial. J’ai retravaillé mon mail de demande plusieurs fois… Je voulais utiliser les mots justes …. et puis, sans le savoir, j’ai suivi les conseils de Clémence DIAS DE ALMEIDA – GUERERRO : J’ai réfléchi à ce  que je voulais vraiment et j’ai écrit avec mon coeur.

Stéphanie a été adorable, l’interview a été très enrichissante et elle m’a même citée dans sa newsletter ! 

Ce premier mail m’a permis de… commencer à prendre confiance en moi.

Demander c’est obtenir

Depuis je contacte plus facilement les entrepreneurs que je souhaite interviewer. Je mentirais si je disais que l’appréhension liée à l’appui sur le bouton d’envoi a disparu, mais chaque clic est une fierté, une joie de voir que je me donne les moyens d’atteindre les objectifs que je me fixe. 

La peur de ne pas bien faire

Tête de classe au collège et au lycée, j’ai toujours eu du mal à accepter de ne pas réussir à faire ce qu’il fallait. Ce n’est pas arrivé souvent, mais je me souviens du coup de massue que j’ai reçu quand je n’ai eu que 11 à un DS de math, matière où j’excellais. 

Depuis que je suis entrepreneuse, je ne cesse de me former, de lire des livres, de regarder des vidéos. Ma tête est pleine de conseils, d’astuces. J’aime bien savoir où je mets les pieds et connaître les tenants et les aboutissants des différentes méthodes de communication. 

Mais aujourd’hui, j’arrive à saturation.

Le mieux est l’ennemi du bien

C’est comme si, devant réaliser un tableau, je m’étais formée à des techniques différentes, que j’avais acheté toute sorte de matériel pour être certaine d’avoir tout ce qu’il faut sous la main et qu’au final je restais des heures devant ma toile blanche n’osant pas commencer de peur de me tromper ; parce que je veux être la bonne élève et appliquer tout ce que l’on m’a appris.  

Sauf qu’aujourd’hui, j’ai envie de me faire plaisir

Je ne souhaite plus me prendre la tête et passer cinq jours à réfléchir à un article, à écrire, raturer, me dire que c’est nul, que je suis bonne à rien… (Et oui moi aussi je passe par là 😉)

J’ai décidé de tout faire pour ne pas laisser cette peur prendre le dessus, car sinon je n’avance pas !

Ne pas avancer, c’est pire que de se tromper !

Alors, je me lance des challenges, parfois « secrètement » avec des amies entrepreneuses, parfois publiquement en annonçant l’arrivée prochaine d’une nouveauté. Et tant pis si ce n’est pas parfait ! Les V1 sont faites pour être améliorées.

J’essaie d’être ouverte à toutes les « premières fois » qui se présentent à moi. 

La dernière en date : ma participation à un podcast. 

Si on m’avait proposé ce type de challenge début 2019, j’aurais immédiatement refusé. D’ailleurs quand en août, Vanessa me cite dans la liste des colanceurs qu’elles souhaitent interviewer, je n’en mène pas large au début ! 
(Colanceur est le nom donné aux free-lances qui comme moi sont abonnés à Colancing un espace de Coworking en ligne).

Ce que les colanceurs m’ont répondu suite à ce message m’a fait réfléchir. 

Participer à un podcast, c’est certes effrayant mais, c’est l’occasion idéale pour partager de ce qui me tient à coeur. Alors, quand Pascal Robby du podcast “Les racines de la créativité” me taggue dans un post, je saisis vite l’opportunité qu’il m’offre pour discuter plus d’une heure de ce sujet qui me passionne. 

Cet article touche à sa fin et je te souhaite, à toi qui est allée jusqu’au bout, de choisir de dépasser une de tes peurs dans les prochains jours.

Et si tu as le temps de me raconter ensuite tout ce que ça t’a apporté, cela me ferait énormément plaisir.